Agility, techniques de conduite débutant

5 juin 2018 par Canisball

L'agility est un sport canin à part entière qui permet de faire pratiquer à tous types de chien une activité ludique et sportive, mélange de rapidité d'éxecution, de techniques de dressage bien particulières et de contrôle du conducteur. L'agility est loin d'être facile, cela demande du temps, de la patience, acquérir un savoir faire avec l'expérience, les echecs. L'agility est surtout et avant tout du jeu pour le chien, et il faut que ça le reste...

Petit mémo avec des conseils pour les débutants sur les chiens rapides, chiens lents, les techniques de dressage et de conduite en Agility, changment de bras, pivot, croisement, toupie mais aussi quelques conseils sur comment guider un chien correctement quand on débute, les erreurs à ne pas commettre...

Logo noir agility

 

 

L'Agility, ses origines

L'agility est un sport canin qui à vu le jour en 1977 en Angleterre par John Varley. Membre du comité d'organisation du Cruft's de Londres, il cherchait un spectacle original pour animer les temps morts du concours principal, le Cruft's Show, grande manifestation cynophile organisée à l'époque par le Kennel club. Avec la collaboration de Peter Meanwell, ils élaborèrent ensemble les premières modalités pour la démonstration. Le succès remporté entraîna la reprise du spectacle Agility l'année suivante, ce qui amena le Kennel club à publier un premier règlement. Inspiré par les concours hippiques, l'agility est une course d'obstacles avec des tracés divers et variés, avec différents degrés de difficultés.

 

L'agility depuis sa création à conservé toutes ses caractéristiques de départ et l'esprit que lui ont donné ses créateurs : aspect spectacle mais aussi de la rigueur et la technique. L'agility est une activité cynophile et sportive qui exige une grande implication à la fois physique et émotionnelle aussi bien de la part du chien que celle du conducteur, c'est un sport d'équipe. Basé uniquement sur le jeu, le binôme conducteur et chien devra développer sa relation et apprendre à se connaître davantage.

 

Les commandemments

Le conducteur à la responsabilité de donner à son chien toutes les informations dont il aura besoin pour effectuer correctement le parcours. Les ordres constituent la base du guidage, ils sont de 3 types : vocaux, gestuels et posturaux. Un ordre doit être donné ni trop tôt, ni trop tard, tout est question de synchronisation avec son chien. L'attention du chien et l'inertie du tracé font qu'il se passe un certain temps, variable, entre les commandements et son execution. Il est évident que plus le parcours Agility est rapide, plus les ordres devront être rapprochés et donnés avec une nette anticipation.

 

Les indications vocales

Le meilleur moment pour donner un ordre oral pour l'agrès suivant est quand le chien est entrain de terminer l'obstacle précédent, juste au moment ou les pattes du chien touche le sol, dés qu'il sort la tête du tunnel, après une zone de contact... Tout retard dans les ordres verbaux peuvent entraîner un retard de conduite et engendré une pénalité ( faute, refus, perte de contrôle... ).

Ne pas donner d'ordre oral correspondant à l'obstacle avant d'être certain que le chien puisse y fixer son attention. Au départ, le chien aura tendance à aller dans la direction vers laquelle il regarde. Le conducteur devra faire en sorte d'être sur qu'il à capté l'attention de son chien et qu'il l'aura orienté correctement vers l'endroit ou il veut qu'il aille.

L'odre verbal doit être donné d'un ton grave, sauf si le chien à besoin de davantage de motivation. Le chien comprend mieux les ordres grave et claire que les ordres avec une voix trop aiguë et stridente. Un ordre verbal doit être empreint de conviction et dépourvu de nervosité. Il faut éviter de choisir des ordres ayant une sonorité semblable à celle du nom du chien.

Parler le moins possible, ne prononcer que les mots necessaires pour ne pas déconcentrer son chien ou l'induire en erreur. Il faut réduire les bruits inutiles. Lui donner des commandements claires et précis, utiliser que des mots nécessaires pour le motiver et le diriger.

Si le chien est lent, il faudra l'encourager davantage, être beaucoup plus dans le théatre, garder une attitude chaleureuse et motivante.

 

Pour les chiens rapides et qui n'ont pas besoin d'être motivé, on se focalisera uniquement sur les indications de direction et on s'efforcera d'être précis et rapide, d'avoir une conduite calme et de ne surtout pas trop crier, cela risque d'entraîner l'effet inverse et d'avoir un chien trop rapide et incontrôlable.

 

Agility berger blanc suisse

 

Les indications par gestes

Très souvent, les gestes et la posture s'avèrent plus importants que les mots. Se déplacer en direction de l'obstacle ou tendre les bras pour le montrer est dés plus efficaces. On doit toujours montrer un obstacle avec la main qui est la plus proche, en tournant les épaules parallèlement à ce dernier. Cette position du corps constitue un ordre supplémentaire qui donnera au chien une bonne indication sur la direction de l'obstacle à négocier.

Le geste doit être franc, jamais exécuté de manière trop rapide ou trop tardive, indécise ou fractionné. Il doit être clair et ne pas semer le doute dans la direction à prendre. Il doit être donné en même temps que l'ordre verbal.

Le chien qui évolue devant son conducteur pourra recevoir des indications gestuelles, ils ont une très bonne vision périphérique, mais cela dépendra également du positionnement du conducteur.

Ne pas bouger la main trop vite car si par inadvertance, le conducteur qui la bouge légèrement par anticipation, pourra faire fauter le chien qui sera attentif à la main et non à l'agrès qu'il doit négocier.

 

Prenons l'exemple de la palissade ou de la passerelle, le chien négocie et freine sa descente , le maître commence à faire un geste de la main pour lui montrer ou il faut qu'il passe après, vous avez 1 chance sur deux que le chien saute trop rapidement et ne marque pas la zone car il aura reçu un micro signal d'envoi.

 

Sauf cas particuliers, éviter de garder de la nourriture ou un objet de motivation dans la main lors de séries ou de parcours complet car le chien se focaliserait sur la motivation et non sur les obstacles. Il vaut mieux s'arrêter, fractionner les séries, le récompenser à son insu, également en fin de parcours.

 

Les indications par la posture

La position du corps joue un rôle très important pour la direction du chien. Les chiens se concentrent rapidement et facilement sur le corps du conducteur en prêtant une attention à la position des épaules.

Sauf dans certains passages, le corps ( épaules, hanches et pieds ) doit toujours être orienté dans la direction que le chien doit prendre.

Pour perfectionner sa technique de déplacement, de gestuelles, de postures, l'idéal est de faire des parcours dit ' silencieux ' , c'est à dire sans dire un mot, ni ordre verbal, comme si vous aviez entre les mains un chien sourd qui doit être guidé. Cela est un très bon exercice car vu que l'on ne peut pas communiquer verbalement, on apprend à être plus rapide et précis dans sa gestuelle pour combler ce paramètre manquant.

Agility staffie

Un conducteur de chien en Agility à une fonction similaire à celle du copilote dans les rallyes : il indique au chien le chemin qu'il doit suivre et c'est de la qualité et du rythme de ses indications que dépendent souvent la rapidité et le résutat final.

 

Les principes du guidage en Agility

Une bonne équipe d'agility doit allier la rapidité et le contrôle. Pour atteindre ce objectifs, il faut perfectionner les techniques de guidage. Le conducteur à un rôle primordial sur un parcours Agility, il devra maîtriser et combiner les 3 axes fondamentaux.

 

L'axe du tracé

Le tracé d'un parcours est l'enchaînement des obstacles en fonction de leur position et de leur ordre de franchissement. Le conducteur devra maîtriser parfaitement son axe ( le pacours ), mémoriser les enchainements parfaitement, c'est la base de tout ce qui va en découlé par la suite. Un tracé non maîtrisé entraînera automatiquement un mauvais guidage ( hésitations, erreur de placement, mauvais gestes... )

 

L'axe du chien

C'est le chemin emprunté par le chien pour effectuer le parcours. Le conducteur doit connaître parfaitement les aptitudes de son chien et doit pouvoir se projeter sur le parcours et anticiper ce qu'il risque de se passer.

 

L'axe du conducteur

Itinéraire que le conducteur doit suivre pour arriver à ce que le chien accomplisse le parcours avec le meilleur résultat possible.

Tout l'art du guidage consiste durrant la reconnaissance du parcours, à définir la meilleure stratégie et trajectoire pour le conducteur par rapport à celle de son chien et ensuite l'appliquer de la meilleure manière possible.

 

Préparer son parcours

La maquette : Cela consiste à dessiner le parcours sur un tableau, une feuille, et d'étudier le parcours avec une vue aérienne. Cette méthode s'avère très productive car elle permet l'échange et la discussion entre conducteurs mais aussi d'avoir une vue d'ensemble plus élargie, ce qui permet de trouver les tracés les plus logique mais aussi de voir les difficultés du parcours et les aspects techniques.

Préparation reperage parcours agility competition allier 03

Une fois la maquette étudié, le conducteur débutant devra retourner sur le parcours et mettre en application à blanc les tracés qu'il aura jugé logique, comme si il était avec son chien.

Méthode employé par certains conducteurs chevronnés, sortir du terrain une fois le parcours mémoriser et le refaire dans sa tête les yeux fermés, à l'écart.

Pour bien guider son chien, le conducteur doit mettre à profit tous les éléments dont il dispose : mots, mouvements, déplacements et gestes. Il est en plus indispensable qu'il agisse avec clarté et précision. Un ordre n'est pas un discours et la gestuelle ne doit pas être une suite désordonnée de mouvements. Il s'agit de guider le chien et non pas de semer la confusion dans sa tête.

 

Les principes logique du chien

Un chien qui évolue sur un parcours Agility et qui ne reçoit aucune indication de la part de son maître, prendra la plupart du temps une décision dictée par trois principes :

 

Le principe logique : qui le fait opter pour la solution la plus simple, franchir l'obstacle qui à ce moment là se trouve dans son champ de vision.

 

Le principe ludique : qui le fait pencher pour l'obstacle qui lui plaît le plus.

 

Le principe découlant : du dressage qui peut conditionner le chien à répéter mécaniquement des enchaînements qu'il aura trop fait à répétitions lors d'entraînements.

 

Les déplacements du maître

La position du conducteur par rapport au chien et au tracé est déterminante pour l'éxecution de l'ordre et constitue une référence essentielle pour le chien. Le fait que le conducteur se dirige vers un obstacle ou un autre est pour le chien une information directionnelle de poids qui lui fait anticiper les indications de son maître en fonction de sa trajectoire.

La plus typique et la plus désastreuse des fautes de positionnement du conducteur débutant consiste à rappeler son chien après un refus en restant dans l'axe de l'agrès. Le chien et le maître se situant chacun d'un coté de l'obstacle, cette erreur incite presque toujours le chien à franchir l'obstacle à l'envers.

Diriger un chien à partir d'une position très en arrière peut avoir 2 conséquences : Pour les chiens rapides et exubérants, cette situation fait qu'ils se sentent plus libre et indépendants, ce qui conduit à un relâchement du contrôle de la part du maître et les incitent à prendre des initiatives des plus catastrophiques. Pour les chiens plus dépendants et hésitants, cela agit comme un frein car ils doivent se retourner et attendre leur conducteur, ce qui les amène à refuser certains enchaînements, voir à s'arrêter. Devancer le chien légèrement est très utile car cela l'incite à aller plus vite et lui donne des indications en amont sur le parcours qui lui facilitent le choix des obstacles. Le maître devra connaître le tempérament et les réactions de son chien, observer son positionnement pour trouver la position idéale durant un parcours Agility.

 

La rapidité des chiens, les problèmes rencontrés

Gronendal agility

Les chiens trop lents

Ils obtiennent facilement de bons résultats car ils sont précis ou fiables, ils commettent très peu d'erreur, ont une bonne obéissance, mais il ne faut pas négliger la rapidité. Certains chiens sont lents car ils sont incapables de prendre des initiatives, qu'ils n'ont pas le sens du parcours et qu'ils pratiquent l'agility plus par obligation que par plaisir, sans entrain ni enthousiasme. Ils recherchent avant tout l'approbation du maître après chaque obstacle, ils manquent d'assurance, sont dépendants et prêtent trop d'attention au maître au détriment du parcours.

Avant tout, il faut déterminer si les défauts du chien lent sont liés à un problème physiologique. Exemple concret du chien qui est en surpoids, devra suivre un régime adapté, ou du chien qui est trop maigre, augmentation ration ou complément alimentaire, apport energetique.

Si c'est du à un problème d'ordre psychologique, il faudra avoir une approche uniquement basé sur le jeu et la complicité.

Augmenter la motivation du chien pendant les efforts avec des choses qu'il affectionne ( alimentaire, boudin ,balle... ) et qu'il n'aura pas l'habitude d'avoir en dehors de l'agility. L'habituer à être récompenser uniquement en faisant des efforts et non gratuitement.

Améliorer la complicité en courant avec lui sur et en dehors du terrain d'agility

Lutter et jouer avec le chien avec un chiffon ou une corde pour l'exciter et diminuer sa peur et son respect excessif du maître

Par mimétisme, lui montrer un autre chien qui est expérimenté et motivé et qui passera devant lui sur un parcours pour l 'inciter à reproduire

 

Les chiens trop rapides ou incontrôlables

Les chiens dotés d'un fort tempérament, exubérants et ayant du caractère, un grand sens du tracé et beaucoup de vivacité, parfois alliés à une grande intelligence, ont tendance à prendre des initiatives et à se passer des indications du conducteur. Ces chiens de ce type ont besoin de dépenser beaucoup d'energie sur le parcours et, en raison de ces excès, courent comme des fous et commettent de nombreuses fautes.

Ils ne tiennent compte que de l'enchaînement logique des obstacles et ne savent pas éviter les pièges

Guider uniquement par leur plaisir, ils se dirigeront vers l'obstacle qui leur donnera la plus grande satisfaction en ignorant les indications du conducteur

Si le maître hésite, est en retard au niveau du guidage, ils décideront par eux mêmes

En raison d'une fougue excessive, ils font tomber les barres de saut, ne respectent pas les zones de contact, ou pire, reprennent les agrès à l'envers.

 

Quelques conseils pour y remedier

Avant de commencer un travail en Agility, faite le courir un maximum en dehors du terrain d'entraînement, lui lancer des objets si il à la motivation à l'objet, le faire revenir au pied après un sprint de 100 mètres et le faire repartir sur ordre....

Si le chien fait une erreur volontaire, il faut l'arrêter et lui faire refaire l'enchaînement. Il faut qu'il comprenne qu'il y à des règles avant le jeu !!! Aucune récompense ne doit être donné sans contrôle ni obéissance...

Il faudra intérrompre les enchaînements, casser le rythme, lui demander de revenir au pied et le récompenser dés qu'il s'executera. Il devra repartir uniquement sur votre ordre.

Ne pas rentrer dans son jeu et lui crier dessus de plus en plus fort, cela fera monter en pression encore plus le chien... Il faudra garder une attitude la plus calme possible, même si c'est pas évident quand on voit son chien courir dans tous les sens.

Faire des enchaînements aléatoire pour déconditionner le chien, le mettre en faute, changer de rythme, faire des parcours silencieux pour l'obliger à rester attentif

Pour les plus dur, sortir du terrain de suite, arrêter les enchaînements, et le laisser à un piquet se calmer pendant environ 5 minutes en le laissant tout seul, manière de lui faire comprendre que si il ne veut pas être attentif, le jeu s'arrête.

 

Techniques de guidage pour les débutants

Agility berger belge malinois

Le changement de bras

Cette technique permet d'apprendre au chien à être guider des 2 cotés, bras droit et bras gauche. Il apprend à évoluer des 2 cotés du conducteur.

 

Le pivot ( front cross )

Les pivots font partie des changements qui s'effectuent en avant du chien, c'est à dire avant qu'il franchisse l'obstacle. Les pivots sont recommandés pour optimiser la trajectoire des chiens rapides dans les virages serrés et aussi pour anticiper celle des chiens plus lents sans perdre le contrôle ni le visuel sur son chien. Le pivot doit toujours être fait dans le sens de l'obstacle précédent.

 

La toupie

La toupie consiste à faire tourner le chien autour du conducteur, dans un sens et dans l'autre avec un bras ( gauche ou droit ). Le conducteur reste sur son axe, tourne sur lui même et fait tourner le chien autour de lui en gardant le même bras dans la même direction.

 

Croisement devant le chien ( Blind cross )

Ce croisement s'effectue devant le chien, mais il est différent du pivot car le conducteur ne se tourne pas vers le chien mais en direction de l'agrès suivant, il se limite à couper la trajectoire. Il coupe l'axe de déplacement du chien, lui tournant le dos un instant, sans cesser de courir vers l'avant et changeant juste de bras levé. Le Blind cross peut être employé quand on à pas le temps de faire un pivot. Méthode qui peu être risqué car on perd le visuel avec son chien un court instant, on le fait passer dans le dos et on ne sait pas ce qui se passe derrière et si quand on change de bras on le fait trop tard, le chien sera mal guidé. Technique à employé par des conducteurs expérimentés.

 

 

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